Chaque année, Culture Montréal a le mandat de faire rayonner les finalistes du Prix du CALQ – Œuvre de la relève à Montréal décerné par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Cette distinction reconnaît l’excellence du travail d’une relève artistique florissante et de son apport créatif au paysage culturel québécois.
En découvrant l’identité des trois femmes finalistes du Prix, une évidence s’est rapidement imposée : c’est par le son qu’allaient se dévoiler à nous leurs univers d’expression. Tout d’abord, dans le roman d’Alexandra Boilard-Lefebvre, c’est la scansion des voix et des témoignages qui nous permet de donner corps à une absence et de retracer l’histoire silencieuse de sa grand-mère disparue, et, par le fait même, à une génération de femmes effacées à qui on ne donnait jamais la parole. Ensuite, l’album francophone de Naomi nous donne envie de danser grâce à ses airs estivaux caribéens qui métissent le house, la pop américaine et le R&B tout en s’enracinant dans une identité résolument montréalaise. Finalement, pour Ariane Racicot, c’est par un corpus jazz qui mélange les styles – fusion, latin, classique, rock progressif – qu’une exploration sonore fougueuse et raffinée s’ouvre à nous.