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01.11.2005 SPEECH – Canadian Arts Coalition

Speaking notes for Anne-Marie Jean, Executive Director of Culture Montréal, member of the Executive Committee of the Canadian Arts Coalition and Charles-Mathieu Brunelle, member of the Executive Committee of Culture Montréal, Executive VP of General Director of La TOHU, at the Standing Committee on Finance of the House of Commons.

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Mesdames et Messieurs les députés,
Distingués membres de ce Comité permanent des Finances

Bonjour,

Monsieur Charles-mathieu Brunelle, membre du comité exécutif de culture montréal et moi-même vous ferons cette présentation.

Nous vous remercions de l’occasion que vous nous offrez aujourd’hui d’expliquer, d’abord à titre de représentants de Culture Montréal et comme membres de la Coalition canadienne des Arts, une revendication que nous avons formulée au début septembre.

Cette revendication a pour objectif principal que le gouvernement fédéral, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la création du Conseil des Arts du Canada, hausse à 300 millions de dollars le budget de cet organisme, autrement dit que le financement de la création artistique bénéficie d’une augmentation de 5 dollars par contribuable canadien.

J’aimerais vous présenter brièvement Culture Montréal, l’organisme dont nous sommes les représentants.
Il s’agit d’une organisation indépendante et sans but lucratif, rassemblant plus de 600 membres intéressés à promouvoir la culture sous toutes ses formes comme élément essentiel du développement de la métropole.
Culture Montréal existe officiellement depuis février 2002 et contribue activement à démontrer la contribution des arts et de la culture à toutes les sphères de la société. L’organisme a mis en place des comités de travail sur des thèmes culturels spécifiques dont la relève, les grands projets d’aménagement territoriaux, l’éducation, la diversité culturelle et la création artistique. Ce sont ces préoccupations qui nous ont menés à participer activement à la Coalition canadienne des arts.

Pour sa part, la Coalition canadienne des arts regroupe de plus en plus d’associations et d’organismes culturels dans des domaines aussi variés que l’édition, les arts de la scène, les métiers d’art, la littérature, les arts visuels : par exemple, la Conférence canadienne des arts, la Fédération canadienne des métiers d’art, l’Union des écrivaines et des écrivains québécois, The Writers’ Union of Canada, la Canadian Art Museum Directors Organization et la Société des musées québécois.

Quand on interroge les Canadiens, ils sont très nombreux à se déclarer satisfaits de vivre dans un pays où la culture, la création, la recherche et la diffusion des arts jouissent d’un certain niveau d’aide gouvernementale … et du mécénat, bien sûr!

Des sondages Ipsos-Reid montrent que plus de 90 p. 100 des Canadiens croient que les arts jouent un rôle important dans l’amélioration de la qualité de vie dans leurs collectivités.

96 p. 100 des Canadiens croient aussi que les arts sont une composante essentielle de l’éducation de leurs enfants.

Mais il faut penser que cette aide gouvernementale (bien insuffisante) s’ajoute dans une proportion très majoritaire à l’investissement personnel tant en argent qu’en temps et en énergie des artistes ainsi que de leurs familles qui acceptent de vivre dans la précarité.
DE TOUT TEMPS, les premiers financiers de la culture ont ÉTÉ les artistes eux-mêmes… quand ils investissent des milliers d’heures dans leur formation et leur expérimentation, quand ils déploient des efforts considérables dans la formulation et la réalisation de leurs projets de création, quand ils offrent une disponibilité sans compter pour la diffusion et la vulgarisation de leur travail…

Les visionnaires qui ont fondé le Conseil des Arts du Canada, il y a cinquante ans, ne soupçonnaient pas à quel point la vie des Canadiens serait transformée en profondeur par la disponibilité croissante d’œuvres et d’événements culturels DANS PRESQUE TOUTES LES RÉGIONS DU PAYS.

Aujourd’hui, quelque 600 000 Canadiens tirent leur emploi du secteur des arts et de la culture. Ce secteur génère à lui seul une activité économique de 39 milliards de dollars.

En plus de leur travail de création, nous croyons que les praticiens des arts et de la culture apportent des réponses concrètes aux principaux défis qui se posent à notre société. Par exemple, on parle beaucoup de la concurrence féroce que livrent à nos secteurs industriels des économies en émergence comme la Chine, l’Inde, le Mexique, le Brésil. Les artistes sont, par essence, des spécialistes du dialogue des cultures.

Depuis des décennies, ils jouent le rôle d’ambassadeurs de la culture canadienne auprès des peuples du monde, et face à ces cultures millénaires, ils sauront gagner les cœurs, ils sauront gagner le respect de nos nouveaux partenaires commerciaux.

En fait, ce sont souvent eux qui ouvrent en tout premier lieu, les frontières des pays étrangers qui deviendront nos partenaires économiques.

Depuis des générations, les artistes ont créé des trésors de sens et d’interprétation et il faut que ces trésors soient encore plus accessibles.

Une DES voieS de solution réside assurément dans une meilleure diffusion de la production culturelle vers toutes les classes sociales et vers toutes les régions du pays. Mais là encore, il faut tenir compte d’une réalité trop souvent négligée : le pays est immense, et les coûts exigés pour rendre les artistes et leurs œuvres accessibles à la population sont parfois exorbitants. IL FAUT DONC AUGMENTER LE SOUTIEN FINANCIER À LA DIFFUSION.

À la base aussi, il faut une meilleure éducation aux arts, qui rejoigne toutes les générations, par une meilleure mise en valeur des oeuvres, la connaissance de nos artistes et de notre patrimoine, y compris du patrimoine vivant.

Les solutions à ces défis doivent être audacieuses. Si le gouvernement fédéral veut favoriser l’INTERCULTURALISME, protéger le patrimoine et appuyer les arts, il lui faut procéder immédiatement à des investissements dans la production et la diffusion culturelles. C’est un des meilleurs moyens d’y parvenir.

Dans son prochain énoncé économique de novembre, nous souhaitons que le gouvernement précise ses intentions sur le financement de la culture en général et plus spécifiquement sur le budget du Conseil des Arts.

Aujourd’hui, c’est par milliers que les plus jeunes viennent frapper aux portes du Conseil des Arts et des autres organismes fédéraux de financement, et ils ont raison : ils sont prêts, comme nous l’avons NOUS-MÊMES fait, à investir les efforts nécessaires, parce qu’ils savent qu’avec un peu de soutien, ils sont capables eux aussi de créer de la richesse, une richesse qui s’ajoutera au patrimoine collectif.

Le Conseil des arts n’a pu accueillir que 2 100 demandes de bourses l’an dernier et a dû en refuser 12 000, faute de ressources financières ADÉQUATES. Il faut dire que depuis 1998, les demandes de la part des organismes culturels ont augmenté de 50 % et celles venant des artistes, de 30 %.

Si nous sommes incapables de répondre aux aspirations des plus jeunes qui souhaitent à leur tour S’AFFIRMER comme artistes ou, s’ils n’ont pas la chance d’acquérir les compétences et d’expérimenter dans l’innovation, alors nous ferons bientôt face à un problème de relève qui risque de compromettre ce que nous avons réalisé jusqu’à aujourd’hui. Pire, nous risquons d’éteindre la flamme qui anime ces jeunes créateurs.

Depuis une quinzaine d’années, le gouvernement fédéral a ouvert des canaux d’interaction directe avec les municipalités, puisque de plus en plus, on identifie les villes comme les moteurs de la nouvelle économie. On les considère comme les pôles d’attraction qui attirent les cerveaux, les talents qui déterminent notre succès dans les industries à forte teneur en créativité.

Or, vous le savez sans doute, l’avantage concurrentiel de nos villes, c’est la tolérance, l’ouverture, la diversité et la richesse culturelles qui y règnent. C’est ce qui fait que nos villes attirent des étudiants de partout dans le monde, des chercheurs, des entrepreneurs, des inventeurs de la nouvelle économie — des touristes riches, aussi.

En effet, deux touristes internationaux sur trois visitant le Canada participent à une activité culturelle.

Les villes ont besoin d’infrastructures, mais surtout, elles ont besoin d’être habitées par la vision et par l’action des artistes et des institutions. le gouvernement fédéral peut y jouer un rôle. La réputation de Vancouver, Toronto et Montréal comme villes de création est un des moteurs de la croissance canadienne dans tous les domaines, mais il doit être alimenté.

Il nous faut tous revoir les rapports entre les arts et la prospérité économique des sociétés. On a longtemps cru que le développement culturel était un sous-produit du développement économique général. Nous savons maintenant que le développement culturel est un élément déclencheur du développement économique.

On connaît maintenant le rôle que la culture joue dans le développement urbain. Il serait tout naturel que le programme d’infrastructures fédéral comporte un volet culturel spécifique.Ce volet pourrait être géré par le ministère du patrimoine canadien.

Comme le soulignait la semaine dernière le chorégraphe Édouard Lock, porte-parole de la Coalition canadienne des arts, «l’argent ne peut créer une culture, mais peut faire la différence entre sa croissance, son dynamisme et sa stagnation. Le milieu culturel a su développer et propager une vision qui est l’extension naturelle de toute société qui désire se définir à elle-même et aux yeux des autres ».

L’argent ne sera pas un don de l’état envers ses créateurs et ses interprètes, mais un investissement dans des valeurs sûres qui ont su faire leurs preuves ici et ailleurs.

Une augmentation des fonds alloués aux arts serait étroitement liée aux priorités de l’état, soit :

•    soutenir et investir dans un milieu qui ne cesse de faire ses preuves :
•    promouvoir l’excellence artistique ici et à l’étranger;
•    rehausser notre profil international et promovouvoir une société qui reflète notre diversité.

Dialogue des cultures, dialogue des générations, leadership et responsabilité des artistes, l’argent des contribuables n’aura jamais été si bien investi…

Mesdames et messieurs, nous vous remercions de votre attention et c’est avec plaisir que nous répondrons à vos questions.

Documents to download:
Speech CM – Anne-Marie Jean, Standing Committee on Finance (01-11-2005) (105 kb)

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