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26.11.2015 COLLOQUE / Faire la place – Les arts et l’espace public: création, diffusion et appropriation

 


Faire LA PLACE 3 LIGNES_300
Les arts et l’espace public: création, diffusion et appropriation


Compte-rendu

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Le Partenariat du Quartier des spectacles et Culture Montréal ont organisé le 3 décembre 2015 un colloque rassemblant 200 personnes sur le thème des projets de création dans l’espace public. Créateurs, designers, producteurs, promoteurs d’événements culturels et gestionnaires d’espaces publics se sont ainsi réunis afin de discuter des particularités de l’espace public comme lieu de diffusion et des possibilités et défis à relever pour y réaliser des projets de création. Le colloque a également été l’occasion de présenter des exemples inspirants d’aménagements permettant l’appropriation citoyenne d’espaces publics de différentes envergures, ici et ailleurs.

Nous vous proposons ici un compte-rendu inspiré de six mots-clés identifiés en toute fin de journée par Marc-André Carignan, animateur de l’événement. L’écoute, la flexibilité, la sensibilité au contexte, la prise de risque, la relève et l’inclusion sont en fait des thèmes qui ont traversé l’ensemble des propos des différents intervenants lors du colloque et qui sont représentatifs des principaux enjeux du placemaking (création d’espaces). En fin de journée, toutes les personnes présentes au colloque ont été invitées à un travail de réflexion et de création en atelier. Nous avons porté attention aux résultats de cette séance et nous vous proposons en conclusion une courte analyse.

 

Six mots-clés

Écoute
De nombreuses discussions lors du colloque ont permis d’attirer l’attention sur la nécessité d’une plus grande écoute quant aux besoins et aux attentes des communautés concernées. Être à l’écoute signifie qu’il faut penser l’espace avec ces communautés, faire en sorte que l’ensemble de leurs membres contribuent au processus de conception et de réalisation. Jérôme Glad de Pépinière & co., dont les différents projets reposent sur un exercice approfondi de consultation des communautés locales, propose une approche tenant de l’orchestration des possibilités de l’espace public plutôt que de planification de développement. De son point de vue, il est nécessaire de dépasser l’idée de rénovation à grands frais des lieux publics et plutôt favoriser un objectif de revitalisation. Leslie Koch, présidente du Trust for Governors Island, a pour sa part complètement revisité la notion de programmation dans l’espace public en en faisant plutôt un forum ouvert à toutes les idées, libéré d’une bureaucratie trop lourde et de critères de sélection des projet d’occupation qui leur sont soumis. Selon elle, l’important est d’écouter – et d’observer – les personnes qui soumettent des projets et de leur montrer qu’ils sont entendus, que tout sera mis en œuvre pour permettre la réalisation de leurs projets.

Flexibilité
Comme le rappelle Fred Kent (« Lighter, cheaper, quicker »), il est nécessaire d’agir rapidement, de limiter les contraintes et de mettre sur pied des projets pilotes dès que possible afin d’assurer le succès d’initiatives d’appropriation de l’espace public. La démarche novatrice de placemaking (création d’espaces) de son organisation, Project for Public Spaces, ne requiert pas l’élaboration de plans d’aménagement complexes ou de grands moyens financiers et n’exige pas qu’on réinvente la roue à tout prix. Le type de projets qu’il valorise font preuve d’une grande flexibilité tant pour permettre leur adaptation progressive que pour offrir un contexte favorable à l’expérimentation et l’élaboration de solutions durables. C’est ce type d’approche qu’a privilégié Cécile Combelle, cofondatrice de l’Atelier Barda, en concevant des projets pilotes et des installations éphémère pour la Place Shamrock.  Les exemples de l’avenue Park-Stanley et de la place de Castelnau présentés par Marie-Hélène Armand, conseillère en aménagement à la Ville de Montréal (Programme de rues piétonnes et partagées), peuvent également témoigner d’une pratique de plus en plus courante qui consiste à concevoir des espaces adaptables aux besoins et usages de leurs occupants et de l’importance de rester à l’écoute en cours de projet afin d’en évaluer la réussite et les aspects à améliorer. Le propriétaire du restaurant Tapeo derrière le projet de la place Villeray, Sébastien Muniz, a fait valoir pour sa part le gain en flexibilité qu’a permis le fait qu’un tel projet soit initié et porté par une petite entreprise. 

Sensibilité au contexte
Il faut se méfier des « formules gagnantes » et les effets de modes : ce qui fonctionne dans un contexte ne se transpose pas nécessairement bien dans tous les autres. Comme le rappelait Rami Bebawi de KANVA en évoquant la posture introvertie des passants en hiver ou l’effet poétique du vent sur son installation Entre les rangs, la sensibilité au contexte local et aux modes de vie des gens qui occupent et utilisent quotidiennement ces espaces constitue une clé pour éviter ce type de piège. Comme l’expliquait la directrice de la programmation du Partenariat du Quartier des spectacles Pascale Daigle, ce sont des éléments du contexte de la place Émilie-Gamelin – l’aspect insécurisant, l’impression d’un espace délaissé et la présence quotidienne de personnes itinérantes – qui ont permis d’établir le mandat derrière le projet des Jardins Gamelin . Il fallait arriver à modifier les perceptions et  assurer une cohabitation harmonieuse entre les occupants au quotidien et les gens de passage. Un bon nombre de contraintes logistiques (réglementations municipales, exigences de sécurité publique, etc.) ont également un impact inévitable sur les projets d’occupation de l’espace public. Certains, comme Mouna Andraos de Daily tous les jours, voudront en faire fi aux premières étapes de l’élaboration d’un projet pour favoriser l’expérimentation et d’autres, comme Judith Portier, préférèrent les prendre en considération dès le début et en faire des contraintes créatives. Enfin, comme le mentionnait Félix Dagenais d’Atomic 3, il serait illusoire de tenter de contrôler parfaitement l’espace à occuper : il est préférable de rester ouvert à l’inattendu et de le concevoir comme une mise à l’épreuve bénéfique du projet en cours.

Risque
La complexité du contexte dans lequel se situe un espace public exige de ne pas avoir froid aux yeux : toutes les propositions d’aménagement ou d’appropriation de l’espace n’auront sans doute pas instantanément le succès espéré. Ces revers sont toutefois des composantes incontournables d’un processus réellement ouvert aux besoins et attentes des communautés concernées. Les propriétés du contexte local ou les conditions climatiques constituent également des éléments qui nécessite audace et persévérance : Michel Labrecque (Parc olympique), Pascal Lefebvre (Igloofest), Billy Walsh (Cabane Panache et Bois rond) ont reconnu par exemple que le temps hivernal représente une contrainte de taille avec laquelle ils ont dû apprendre à composer dans une suite d’essais et d’erreurs. Des projets inusités, comme la Chasse-balcon qui vise à lier l’espace privé à l’espace public en prenant place sur les balcons des résidents d’un quartier, ne se réalisent pas sans audace, comme le rappelait Catherine Planet qui a su relever ce pari risqué.

Relève
Plusieurs exemples de projets présentés durant le colloque ont démontré la richesse de la relève. À cet égard, Maxim Bonin conseiller de la division de la promotion institutionnelle de l’UQAM a démontré comment  l’apport des étudiants en design a donné lieu à des projets d’une grande inventivité afin d’aménager et d’animer la Place Pasteur. En adoptant une approche plus ouverte, laissant l’espace suffisant aux jeunes créateurs et étudiants pour tester leurs idées, nous mettons toutes les chances de notre côté afin de trouver des solutions inspirantes et de former une expertise durable.

Inclusion
L’espace public constitue l’objet d’appropriation d’une grande variété de communautés. Il s’agit en ce sens d’un moyen inestimable de rapprochement et de dialogue entre différents groupes, y compris les personnes marginalisées ou moins présentes dans l’espace public. Pour assurer l’échange et la cohabitation harmonieuse, il est intéressant de réfléchir en amont au côté inclusif des projets de création, d’aménagement ou d’occupation de l’espace public, pour que tous y trouvent leur place. C’est un tel objectif qui a pu être atteint aux Jardins Gamelin en faisant appel à Sentier urbain et son approche communautaire originale misant sur l’agriculture urbaine. Comme le remarquait Agathe Moreau, une idée simple comme l’installation de jardins participatifs accessibles en libre-service peut avoir des retombées inestimables en matière de cohésion sociale, d’appartenance et de respect pour l’espace public. Il suffit de reconnaître les besoins à combler et de poser le geste qui permettra de les satisfaire : « Find your knish! », comme Leslie Koch le suggérait en fin de journée!

 

Période d’atelier – Devenez créateurs dans l’espace public!

Et si à votre tour, vous pouviez créer un projet novateur de réappropriation citoyenne par l’art dans l’espace public, quel serait-il? Nous avons lancé cette question aux quelques 200 participants avec l’objectif de mettre à contribution leur intelligence collective pour créer une banque de projets de création inventifs et inspirés dans l’espace public. En proposant des lieux prédéterminés, ainsi que le contexte dans lequel ils se situent, l’idée était de permettre aux participants de prendre conscience des défis, mais aussi des multiples possibilités reliées à des projets de création dans l’espace public.

 

Que ce soit dans un parc de Montréal-Nord, une île semi-résidentielle, un espace public aux abords d’une station de métro, un terrain vague en friche ou une ruelle, la majorité des projets émanant de la période d’atelier mettent en valeur la rencontre, le partage et l’échange entre les citoyens. Il est souvent question de créer un lieu de rencontre qui soit fortement fréquenté. Pour y arriver, il est recommandé de valoriser les compétences, les talents et le savoir-faire des citoyens, des commerçants, des passants, bref de tous ceux qui fréquentent et côtoient cet espace public. Il est également proposé de faire appel à la mémoire des gens, à leurs expériences, pour développer des projets dans l’espace public et les inviter à s’impliquer dans la conception et le développement de celui-ci. Cette implication d’entrée de jeu pourra faire naître un sentiment d’appartenance, et ultimement un sentiment de fierté, qui est également un élément clé mis en lumière par les participants.

L’aménagement de l’espace est primordial pour favoriser la rencontre. Un espace lumineux, chaleureux, sécuritaire, où l’on retrouve du mobilier (bancs, table à pique-nique, etc.) – fabriqué par les citoyens eux-mêmes, pourquoi pas? – tout cela permet de développer un lieu de rassemblement unique à l’image des gens qui vivent aux alentours.

Le projet dans l’espace public doit être inclusif, il est donc intéressant d’y inclure les institutions et commerces des environs (Maisons de la culture, commerces, Sociétés de développement économique, etc.). Dans cette volonté d’inclusion, les participants ont mis en lumière l’aspect intergénérationnel, un thème important au cœur de la rencontre et de l’espace de socialisation. Enfin, plusieurs ont souligné l’importance des ressources humaines (chargé de projet, coordonnateur, médiateur), pour accompagner tout ce beau monde dans l’aventure de création.

Les multiples projets de création en ateliers ont été construits autour de grands thèmes rassembleurs tels les arts culinaires (cuisine communautaire et collective, ateliers culinaires, grande tablée, partage de recettes familiales), ou encore l’agriculture urbaine et la nature. Terrain d’aventure et de jeu, expériences inusitées, place à l’imprévu et à la surprise : l’aspect ludique et participatif a souvent été mis de l’avant lors de la période d’atelier.

 

 

Quelques bonnes idées à partager

Sentier de création / Parc de Montréal-Nord / pour les ainé(e)s
Le projet est un parcours sur les sentiers de création, donnant accès à des cours et des activités multi-générationnelles incluant art collectif, création d’œuvres, scènes et médiation culturelle. De plus, il comprend une activité de partage du savoir culinaire historique et patrimonial : les jardins potagers, soit un parcours inspiré de la gastronomie, avec des espaces « croustillant », « moelleux », « palpitant », « sucré », « acide », « amer » et des mélanges de textures pour un effet de surprise. Le projet vise à combler la solitude en favorisant toutes formes de stimulation des ainé(e)s : partage de leurs expériences, transmission des savoirs, combat contre la sédentarité et valorisation de l’activité physique. L’aspect intergénérationnel est un élément-clé du projet.

Espace entre 2 / Espace public aux abords d’une station de métro / pour jeunes parents
entre2Entre le boulot et la maison et entre deux saisons, l’espace est partiellement couvert pour la projection d’images de vacances estivales (Tahiti, par exemple). Sur place, un biergarden avec garderie, mis en lumière, met de l’avant le contraste entre patrimoine et modernité. On y retrouve de l’animation, du mobilier urbain, une toile rétractable pour couvrir partiellement l’espace, de l’équipement pour les projections et du matériel artistique.

Patrimoine culinaire

Patrimoine culinaire / Espace public aux abords d’une station de métro / pour tous
Le projet se déploie en quatre temps. Il s’agit d’abord de procéder à la collecte des recettes familiales auprès des résidents et des passants qui fréquentent l’espace public. Par la suite, il y a aménagement d’un four à pain fabriqué par les voisins et l’ajout de mobilier. Enfin, chaque jour, une recette différente est pigée, mise en histoire dans son contexte familial et racontée dans la soirée. Elle est finalement réalisée le lendemain, et ainsi de suite.

Ruelle des couleursRuelle des couleurs : projet de teintures / Ruelle / pour familles et enfants
Des serres sont aménagées dans la ruelle et les citoyens sont invités à participer à des ateliers ayant comme thématiques l’aménagement vert, l’utilisation des teintures naturelles et végétales, la création avec parents et enfants. Par la suite, les tissus teints sont installés sur les cordes à linge, ces dernières faisant écho à l’identité montréalaise. L’art par la végétation entre dans les cours.

Crédit photo : Charlotte Laloire et Isabelle Longtin


 

Quelle est la meilleure traduction française pour « placemaking »?

En vrac, voici quelques propositions des participants au colloque : co-créer l’espace / espace commun / faire vivre la place / réinventer la place / « plassemblage » de visions citoyennes / prendre espace / mise en espace / « placenprojet » / saisir l’espace.

Vous avez d’autres suggestions? Écrivez-nous à !


 

Merci à notre comité de programmation et nos partenaires :

Céline Poisson, professeur à l’école de Design de l’UQAM; Isabelle Péan, directrice, Innovation avec la communauté, Université McGill; Manon McHugh, directrice programmation Esplanade Sun Life Parc Olympique; Stéphane Ricci, adjoint au Directeur, coordonnateur, Quartier des spectacles, Service de la culture, Ville de Montréal; Geneviève Auclair, agente de développement culturel à la Ville de Montréal; Mélanie Pelletier, conseillère en transfert, Territoires innovants en économie sociale et solidaire (Tiess); Jayne Engle, associate Program Director, McConnell Foundation et Pascale Daigle, directrice de la programmation au Partenariat du Quartier des spectacles.


Jeudi 3 décembre 2015, de 9h à 17h
au New Residence Hall de l’Université McGill,
3625 avenue du Parc, Grande salle, niveau C.


PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Cliquer ici pour obtenir le programme du colloque en format PDF

Animation :
Marc-André Carignan
Détenant un baccalauréat en architecture de l’Université McGill, Marc-André Carignan est un des rares chroniqueurs spécialisés en design urbain et en architecture dans le paysage médiatique québécois. Il partage sa passion et son expertise chaque semaine sur plusieurs tribunes, dont MAtv, Radio-Canada et le Journal Métro, afin d’éveiller chez le citoyen un regard plus critique envers le développement de sa propre ville.

8h45
Accueil et inscription

9h30
Mots de bienvenue

9h45
Conférence d’ouverture
Tendances dans le domaine de l’occupation
et de l’appropriation des espaces publics

Conférencier invité
Fred Kent, fondateur et président, Project for Public Spaces, New York (en anglais)

Project for Public Spaces (PPS)

Organisme sans but lucratif axé sur la planification, le design et la pédagogie, Project for Public Spaces (PPS) s’emploie à aider les gens à créer et à maintenir des espaces publics qui renforcent les collectivités. Sa démarche novatrice de Placemaking (création d’espaces) aide les citoyens à transformer leurs espaces publics en lieux vitaux qui mettent en évidence les atouts locaux, stimulent le renouveau et satisfont des besoins courants.

fred_kent_2006_carreFred Kent est une figure d’autorité incontournable dans le domaine de la revitalisation des espaces publics urbains et l’un des penseurs les plus influents en matière d’habitabilité, de croissance intelligente et de ville durable. À titre de fondateur et président de Project for Public Spaces, il est mondialement reconnu comme un conférencier dynamique et un prolifique générateur d’idées. Avant de fonder PPS, Fred étudie auprès de Margaret Mead et travaille avec William H. Whyte au Street Life Project, dans le cadre duquel il participe à la formulation d’observations et à l’analyse de séquences filmées de places d’affaires, de rues, de parcs et d’espaces libres à New York. Cette étude débouche en 1980 sur la publication d’un ouvrage classique, The Social Life of Small Urban Spaces (La Vie sociale des petits espaces urbains), qui présente les conclusions de décennies d’observation et de recensement rigoureux des comportements humains en milieu urbain. En 1968, Fred fonde l’Academy for Black and Latin Education (ABLE), lieu de formation populaire pour décrocheurs du secondaire. En 1970 et 1990, Fred coordonne et préside le Jour de la Terre à New York.

10h10
Étude de cas
De la place Émilie-Gamelin aux Jardins Gamelin: les défis d’une réappropriation citoyenne

Comment réinscrire un espace public central comme la place Émilie-Gamelin au cœur de la vie des citadins et faire en sorte qu’elle suscite l’intérêt et soit fréquentée tant par les Montréalais que par les touristes? Comment faire en sorte que les itinérants habitués de fréquenter la place participent au projet de réappropriation et qu’une cohabitation harmonieuse des différents publics s’installe?  Retour sur l’an 1 des Jardins Gamelin.
montage_horizon_gamelin
Partenariat du Quartier des spectacles – Pascale Daigle, directrice de la programmation
Pépinière & Co. – Jérôme Glad, développement
Sentier urbain et approche communautaire – Agathe Moreau, chargée de projet Jardins Gamelin

10h55
Études de cas
Espaces publics et participation citoyenne : portraits de projets inspirants

Mettre l’humain et les besoins de la communauté au centre de la réappropriation de l’espace public est l’un des grands principes derrière le « placemaking ». Voici quelques exemples montréalais où l’approche de planification traditionnelle a laissé place à une approche axée sur la participation citoyenne.
montageFaireLaPlace_10h55
Restaurant Tapeo
 – Sébastien Muniz, copropriétaire
Chasse-balcon – Catherine Planet
L’UQAM et la Place Pasteur – Maxim Bonin, Conseiller, Division de la promotion institutionnelle, Service des communications, UQAM

Les rues piétonnes dans les quartiers – programme de rues piétonnes et partagées de la Ville de Montréal – Marie Hélène Armand, conseillère en aménagement, Service des infrastructures, transport et environnement, Direction des transports, Ville de Montréal
La place Shamrock de l’
Atelier Barda – Cécile Combelle, cofondatrice

12h
Table ronde
Occuper l’espace public l’hiver

Comment transposer notre relation avec le froid et la neige à travers des projets d’animation dans l’espace public? Trois exemples de projets qui ont su profiter de notre climat parfois hostile pour créer de réels « happenings ».
montageFaireLaPlace_12h
Parc olympique – Michel Labrecque, président-directeur général
Igloofest – Pascal Lefebvre, président et cofondateur
SDC Wellington – Billy Walsh, directeur général

12h40
Dîner (fourni sur place)

13h45
Table ronde
Créer pour l’espace public

La création pour l’espace public comporte son lot de spécificités. Milieu ouvert, contraintes techniques et contextuelles, public volatile, sont autant de particularités qui stimulent le créateur et l’amènent à concevoir une expérience distinctive et conviviale.
montage_FairelaPlace_13h45Rami Bebawi, KANVA
Judith Portier, Design par Judith Portier
Mouna Andraos, Daily tous les jours
Félix Dagenais, Atomic 3

14h35
Conférence
Aménager à New York un espace partagé à vocation récréative et artistique:
l’histoire de Governors Island

Conférencière invitée
Leslie Koch, présidente, The Trust for Governors Island, New York (en anglais)

Créé par et pour les New-Yorkais en 2005, Governors Island est un espace partagé à vocation récréative et artistique de 70 hectares située dans le port de New York. Ancienne base militaire autrefois inaccessible au public, l’île accueille aujourd’hui des centaines de milliers de visiteurs qui y accèdent par traversier et y bénéficient d’une vue exceptionnelle sur la statue de la Liberté, le port et la partie historique de l’île. Spectacles, expositions et festivals y sont présentés depuis son ouverture. On y trouve également un nouveau parc contemporain, dont les 12 premiers hectares ont été inaugurés en mai 2014. Governors Island a acquis une renommée nationale et internationale comme plateforme publique d’accueil pour toutes les formes de cultures.

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Présidente du Trust for Governors Island, Leslie Koch est responsable de la planification, du réaménagement et de l’exploitation courante des 60 hectares de l’île dont le Trust est propriétaire. Depuis 2006, sous la gouverne de Mme Koch, Governors Island s’est progressivement transformée en un espace public dynamique, qui accueille des centaines de milliers de visiteurs saisonniers, en plus d’être le théâtre d’un large éventail d’activités artistiques et culturelles. Mme Koch supervise l’exécution d’un ambitieux programme d’immobilisations de 300 millions de dollars, qui vise à ajouter de nouveaux hectares de parc et à mettre l’infrastructure de l’île au diapason du 21e siècle. On considère Mme Koch comme une leader en partenariats public-privé qui s’emploie à recruter de nouveaux occupants et à stimuler le soutien philanthropique pour le projet The Hills, pierre angulaire de la transformation de l’île. Des organismes comme l’American Institute of Architects et la Municipal Art Society, entre autres, ont salué les qualités de chef de file de Mme Koch.

15h
Atelier de créativité – Mise en situation

Les défis et les opportunités de la création dans l’espace public.

16h
Plénière

16h30
Mot de la fin

16h45
Cocktail

 


À propos du Quartier des spectacles et du Partenariat

Cœur culturel de Montréal, le Quartier des spectacles offre la plus grande concentration et diversité de lieux de diffusion culturelle en Amérique du Nord et propose un grand nombre de festivals et d’événements. Le Quartier accueille des installations urbaines innovantes qui font appel à des disciplines d’avant-garde comme le design d’éclairage, la création d’environnements immersifs et d’espaces numériques interactifs. Vitrine des nouvelles technologies multimédias, le Quartier des spectacles positionne Montréal comme une référence internationale dans le domaine.

Le Partenariat du Quartier des spectacles est un organisme sans but lucratif, qui veille à la gestion et à l’animation des places publiques, à la mise en lumière du Quartier et à sa promotion à titre de destination culturelle incontournable. Le Partenariat bénéficie du soutien de la Ville de Montréal et du Secrétariat à la région métropolitaine. Il fait partie de divers réseaux internationaux, notamment Connecting Cities Network et Lighting Urban Community International (LUCI), ainsi que le Global Cultural Districts Network.

Pour un complément d’information, consultez le quartierdesspectacles.com.


À propos de Culture Montréal

Culture Montréal est une organisation indépendante de réflexion et d’action qui contribue à édifier l’avenir de Montréal comme métropole culturelle, par des activités de recherche, d’analyse et de communication. Son mandat est d’affirmer le rôle central des arts et de la culture dans toutes les sphères du développement de Montréal : l’économie, les affaires, la politique, l’aménagement du territoire, l’éducation, la vie sociale et communautaire tout en favorisant la diversité culturelle, la relève, les pratiques émergentes et l’art public.


 

Colloque présenté par
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En collaboration avec
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