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Les publications

25.11.2005 ALLOCUTION – Montréal, métropole culturelle

Du 24 au 27 novembre derniers, se tenait à Cardiff, au Pays de Galles, le colloque Canada — Royaume-Uni 2005 sur le thème « Villes et réussite nationale ». À partir de ce vaste sujet — qui va comme un gant à Culture Montréal! — l’objectif du colloque était double : analyser comment les villes peuvent contribuer à la réussite d’un pays, et développer un programme de coopération accrue entre le Canada et le Royaume-Uni. Donc, à l’invitation des organisateurs du colloque, la directrice générale de Culture Montréal, Mme Anne-Marie Jean, y a présenté une communication intitulée « Montréal, métropole culturelle » dans laquelle elle détaillait ce qui doit être mis en oeuvre pour faire de Montréal une métropole culturelle, un type de ville que plusieurs jugent essentiel à la réussite des pays postindustriels. Au finish, la culture et la diversité culturelle sont deux dossiers qui ont suscité beaucoup d’intérêt chez les quelque 60 participants.

Monsieur le Président,
Monsieur le Lord Maire,
Honorables ministres,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

Bonjour,

Je suis honorée de m’entretenir avec vous aujourd’hui d’un important aspect de l’attrait d’une ville : sa culture. J’espère que vous ne serez pas trop déçus si la plupart de mes commentaires ne portent pas directement sur le design. Comme vous le savez, la nouvelle commissaire au design de Montréal, Marie-Josée Lacroix, devait s’adresser à vous aujourd’hui. Malheureusement, elle ne peut être ici parce qu’elle se remet d’un problème de santé.
Je vais plutôt vous décrire nos efforts pour faire de montréal une métropole culturelle – un nouveau genre de ville que beaucoup d’entre nous considèrent comme essentiel au succès de pays post-industrialisés comme le Canada et le Royaume-Uni.

Il s’agit d’un thème important pour nous, à Culture Montréal, le groupe de pression indépendant que je dirige et que je représente aujourd’hui. Notre mission consiste en effet à faire la promotion de la culture en tant qu’élément essentiel de l’attrait de notre ville et de son développement économique. Nous avons élaboré une plate-forme culturelle en dix points que nos dirigeants politiques adoptent peu à peu. Et la métropole culturelle est une idée centrale de notre mission et de notre plate-forme.

Alors, qu’est-ce qu’une métropole culturelle? Ce n’est pas tout à fait la même chose qu’une métropole traditionnelle. Auparavant, la métropole était un pôle de puissance politique ou économique, et un centre culturel par voie de conséquence. Dans la métropole culturelle, la culture est au centre du succès économique, et non seulement un sous-produit de la puissance économique. Nous sommes d’avis que la métropole culturelle devrait être un lieu où le monde entier vient puiser des idées, de la technologie et du divertissement, et aussi un endroit où les gens ont envie de vivre.

Montréal est déjà en bonne voie de devenir une telle ville. Toutefois, elle ne pourra donner sa pleine mesure que si on adopte des politiques éclairées.

Lorsque nous parlons d’une métropole culturelle, nous n’évoquons pas seulement une belle ville avec des rues propres et sûres, des logements abordables, et plus que sa part de musées, de restaurants, de théâtres et de parcs de qualité.

Comme tout le monde, nous voulons que notre ville soit un endroit attrayant où les gens profitent pleinement de la vie, et pas seulement un endroit où ils habitent parce qu’ils n’ont pas le choix. Dans un monde où près de huit personnes sur dix vivent dans les zones urbaines, la qualité de vie est très importante. Mais ce serait une erreur de penser que c’est le seul but.

Nous voulons une ville dont la valeur principale découle de l’esprit des gens qui l’habitent. Une ville où les principaux actifs ne sont pas la main-d’oeuvre, les matériaux ou le transport à bon marché, mais plutôt des gens talentueux et tout ce qu’il faut pour les attirer et les retenir. Un mélange stimulant de personnes actives dans tous les domaines de la création, de l’aérospatiale à la danse moderne. Ces idées trouveront un écho familier chez tous ceux qui ont lu les travaux publiés récemment par Richard Florida. Selon nous, le professeur Florida explore des idées fort intéressantes, et nous nous en inspirons beaucoup dans nos activités quotidiennes.

Nous sommes en train de nous rendre compte que la créativité artistique vaut la peine d’être encouragée pour des motifs économiques. Nous ne nous contentons plus de lui offrir simplement les moyens de survivre, parce qu’il devient de plus en plus clair que les artistes attirent d’autres personnes créatives. Et les personnes créatives et fortement scolarisées sont l’élément vital d’une économie moderne.

D’aucuns pourraient affirmer que faire la promotion de la valeur économique de la créativité artistique revient à déprécier l’art. À cette affirmation je rétorquerais que les artistes ont toujours eu besoin de soutien. Mais aujourd’hui il est question d’un soutien d’un autre genre, un soutien qui serait le reflet de la véritable valeur de la créativité.

Un soutien qui reconnaîtrait le lien existant entre une scène artistique en plein essor et une économie prospère. Pour y arriver, nous souhaitons unifier la politique de développement culturel, urbain et économique. Ce faisant, nous contribuerons à réaliser la pleine valeur de la créativité dans tous les domaines.
Tout cela est bien beau, me direz-vous, mais comment comptez-vous procéder ?

Et comment Montréal s’y prendra-t-elle pour tirer son épingle du jeu parmi les nombreuses autres villes où l’on entretient des idées semblables ?

Les partisans de la métropole culturelle ne sont pas comme les promoteurs de la vieille école qui voulaient bâtir leur ville au détriment des autres villes. Nous sommes convaincus qu’il y a de la place pour de nombreuses métropoles culturelles, chacune apportant sa contribution positive au monde grâce à ses attributs uniques. elles seront en concurrence les unes avec les autres, mais aussi complémentaires.

Selon le magazine Fast Company, c’est précisément ce genre de villes où l’on retrouve le bon mélange entre technologie et tolérance qui sont les plus attrayantes pour les personnes talentueuses. Dans cette publication, Montréal figurait sur la même liste que Sydney, Dublin, Vancouver et Helsinki.

Certains pourraient se surprendre que l’on nous associe avec la tolérance. L’idée est encore répandue que nous n’aimons pas beaucoup les gens qui ne s’expriment pas en français. en fait, l’une des clés de notre succès actuel et de l’avenir prometteur qui nous attend est que la question linguistique est pour ainsi dire une affaire réglée pour les montréalais : la majorité de la population est francophone, mais aussi bilingue et même multilingue. Être une ville francophone en amérique du nord représente un atout majeur pour nous. Entre autres choses, cela nous a permis de développer une culture unique et authentique qui est très résistante à l’uniformité qui afflige tant de villes. Et, bien entendu, la plupart d’entre nous sommes parfaitement capables de parler anglais si besoin est.

Mais notre attitude tolérante n’est pas apparue du jour au lendemain. Nous sommes les héritiers d’un patrimoine diversifié : la France, l’angleterre, l’Écosse et l’irlande ont laissé des empreintes profondes dans nos plus anciennes rues, et elles sont toutes représentées sur le drapeau de la ville. Mais longtemps cette vieille diversité a été autant une source de tension que d’harmonie.

Notre pleine émergence en tant que ville tolérante est relativement récente. Le vieillissement de la population a incité le canada à ouvrir ses portes à des millions d’immigrants. Montréal est une destination de premier choix pour eux, même si elle vient après Toronto et Vancouver. Nous avons aujourd’hui une ville beaucoup plus diversifiée qu’il y a seulement une génération. La plupart des québécois et québécoises ont adopté cette diversité.

Jusqu’à maintenant, on peut dire que nous avons passablement bien réussi à construire une société ouverte et tolérante prête à bien accueillir les nouveaux venus et à reconnaître leur contribution plutôt qu’à leur demander de renoncer à leur identité, et ce, même si nous exigeons qu’ils apprennent le français. Nous pouvons maintenant affirmer que Montréal est la diversité.

Je ne voudrais pas vous brosser un tableau trop idyllique, parce qu’il reste encore beaucoup à accomplir. L’aliénation existe, le racisme aussi. Nous devons faire davantage pour reconnaître les diplômes étrangers. Mais en dépit de nos difficultés, je pense que nous sommes sur la bonne voie. Tout compte fait, nous sommes accueillants plus souvent qu’autrement. Et c’est une tendance à encourager.

Mais les changements culturels et économiques que nous avons constatés ces dernières années cachent autre chose. Montréal est en train de se relever d’un long et profond déclin économique. Il n’y a pas dix ans de cela, certains affirmaient que notre ville était en déclin permanent. Mais la ville que nous connaissons aujourd’hui était déjà en gestation. Les gens furent forcés de créer leurs propres opportunités. Le coût de la vie était bas, et il n’en coûtait pas beaucoup pour faire des affaires non plus. Et c’est ainsi que les effets secondaires du déclin économique sont devenus des atouts pour la nouvelle classe créative. S’ils sont toujours des atouts, il ne faudrait pas s’attendre à ce qu’ils le restent indéfiniment à moins qu’on ne les accompagne de politiques éclairées.

Nous avons aussi adopté avec enthousiasme les nouvelles technologies ayant vu le jour si rapidement ces dernières années, et nous aimons utiliser nos talents pour justement faire progresser encore davantage la technologie. Quatre universités de haut calibre représentent un atout de taille. En effet, elles contribuent directement à l’innovation, et elles attirent des étudiants de partout au Canada et du monde entier. Et beaucoup décident de rester.

Tous ces facteurs aidant, une profonde transformation est en train de s’accomplir dans notre ville. Nous sommes aujourd’hui une source importante de produits culturels et de nouvelles technologies, et nous attirons les personnes créatives. Ces personnes créatives ne créent pas dans l’ombre de la richesse; au contraire, elles utilisent leur créativité pour générer de la richesse. Nous sommes devenus un acteur de calibre international dans les domaines du design, de la musique, du cinéma numérique, des jeux vidéo, de la cuisine, de la mode et d’autres activités créatrices. Vous avez certainement entendu parler du Cirque du Soleil, de Denys Arcand, de Softimage, et de bien d’autres.

Ils représentent exactement les forces de création que Culture Montréal, et tous ceux qui croient dans la métropole culturelle, s’efforcent d’encourager.
Comment ces changements majeurs s’inscrivent-ils dans la nouvelle politique de développement culturel, urbain et économique dont nous faisons la promotion?
Premièrement, nous sommes d’avis que l’administration municipale devrait occuper une place plus prépondérante dans nos existences. La ville est l’ordre de gouvernement le plus immédiat pour la plupart des citoyens, il est donc essentiel pour créer une qualité de vie qui ne se résume pas à la propreté et à l’efficacité, mais qui mise aussi sur l’intérêt et l’attrait. Mais la municipalité est aussi l’ordre de gouvernement possédant le moins de pouvoir au Canada et ce, malgré le fait que la plupart des gens vivent dans des villes, et qu’un maire comme M. Tremblay doit s’occuper de 1,6 million d’électeurs. C’est la raison pour laquelle nous pensons que le pouvoir doit se rapprocher des citoyens, ainsi que des artistes et des créateurs.

Dans cette optique, nous avons fait deux pas en avant, et un pas en arrière. Il y a quelques années, la province a procédé à la fusion de plus de vingt municipalités situées sur l’île de Montréal en une seule entité. Les anciennes villes sont devenues des arrondissements semi-autonomes dont certains ont voté depuis pour la récupération de leur pleine autonomie. Ceux qui sont restés s’efforcent toujours de comprendre une structure qui se caractérise encore par une trop grande complexité.

On s’inquiète réellement à l’idée que les arrondissements de banlieue pourraient être laissés pour compte durant le processus d’élaboration de notre infrastructure et de nos actifs culturels, de ce qui constitue nos attraits. Mais, selon nous, la ville possède de plus en plus le pouvoir dont elle a besoin.

La ville est déterminée à faire de la culture une priorité, et surtout par la mise en place des conditions qui attirent les artistes et les incitent à rester, à exposer et à se produire sur place. Mais la même ville a encore fort à faire pour essayer de trouver comment elle pourrait remplir sa mission et voir à ce que l’ensemble de l’île puisse bénéficier des avantages créés.

Elle ne possède pas les ressources financières requises pour s’acquitter de sa mission convenablement. À l’heure actuelle, c’est à peine si elle parvient à répondre aux besoins essentiels comme le transport. Nous espérons que la nomination de l’ancien président de notre chambre de commerce à titre de principal responsable du développement culturel est le signe que la culture est en passe de devenir une des premières priorités de la ville.

Malgré le retard pris pour élever la culture à la place qui lui revient, on a néanmoins déjà constaté de nombreux développements positifs qui sont le résultat à la fois de la politique du gouvernement et d’initiatives du secteur privé. Notre industrie cinématographique, qui bénéficie depuis longtemps de l’aide patiente du gouvernement de même que de l’investissement privé, se classe aujourd’hui parmi les cinq plus grandes en Amérique du nord. Et c’est tout à fait unique au Canada parce que la plupart de nos films sont en français, et qu’ils affichent fièrement leurs couleurs québécoises – ce ne sont pas des ersatz de ce qui est produit en France. Beaucoup de nos cinéastes sont capables de plaire à un vaste public sans pour autant faire de compromis sur le plan artistique.

Le cinéma fait partie d’un domaine plus vaste qui englobe la télévision et le théâtre. Réunis, ces trois arts dramatiques constituent des exemples extraordinaires de notre caractère unique et de notre authenticité. Contrairement à la plupart des canadiens, nous pouvons nous voir sur nos écrans et sur nos scènes plutôt que de regarder des oeuvres importées. Nous ne sommes pas inscrits sur les itinéraires de tournée des comédies musicales de Broadway, et nous en sommes bien heureux.

Bien obligés de nous raconter nos propres histoires, nous avons commencé à construire des récits dont le caractère universel s’est révélé naturellement.

Par ailleurs, durant près de cinquante ans, trois conseils des arts, de trois ordres de gouvernement, le Canada, le Québec et la ville de Montréal, ainsi que d’autres organismes publics, ont soutenu les arts afin de renforcer notre communauté. Si la politique culturelle traditionnelle, les limites qu’elle a imposées et tout le reste n’avaient pas jeté les bases, notre mission actuelle serait extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible.

(Propos improvisés sur l’annonce de la ministre Liza Frulla : Reconnaissance de la contribution majeure de la communauté artistique à l’identité nationale et même, au dynamisme de notre société.)

La culture vivante de notre ville s’insère dans un paysage urbain charmant. Ce n’est pas un hasard si la plus forte concentration d’artistes au pays se retrouve dans un quartier de montréal appelé le Plateau – un district où les maisons sont serrées les unes contre les autres le long de rues étroites, et où il est assez remarquable de constater à quel point les bien nantis côtoient encore beaucoup les ouvriers.

Comme d’autres quartiers du même genre, il doit lutter contre la perspective d’avoir à écrire le dernier chapitre de l’histoire bien connue de l’embourgeoisement: devenir inabordable pour les artistes qui contribuent tellement à son charme. C’est la raison pour laquelle le troisième point de notre plate-forme inclut une politique en matière de studios qui favoriserait l’accès des artistes à la propriété et les aiderait à s’enraciner dans le long terme.

Il en résulterait une plus grande continuité pour le milieu de la création, et une amélioration de la qualité de vie pour les artistes. Et cela signifie que tous verraient leur qualité de vie s’améliorer.

Matériellement, la ville est loin d’être parfaite. Ici et là, on trouve des cicatrices laissées par les erreurs de planification du passé, des quartiers délabrés, des trésors architecturaux perdus. Mais dans l’ensemble, nous avons un potentiel beaucoup plus intéressant que la plupart des villes nord-américaines. Si nous voulons avoir un avenir en tant que métropole culturelle, nous devons d’abord guérir ces cicatrices et préserver les trésors qui nous restent.

La commissaire au design et son équipe nous aideront à faire des ajouts à notre patrimoine architectural éclectique sans pour autant consentir à une uniformité fade ou à un chaos visuel quelconque. Et, encore une fois, le quatrième point de la plate-forme de Culture Montréal fait ressortir que tous les aspects de la planification urbaine doivent englober la culture – de l’infrastructure culturelle jusqu’aux questions liées à la qualité de vie et à la pérennité.

Le chemin qui nous attend est semé de nids de poule et de bris de canalisations. Mais en un sens très réel, la métropole culturelle a vraiment déjà une longueur d’avance avec le genre de politique que nous abordons.
Même si la ville s’est dotée d’une politique culturelle, il reste que la culture commence à peine à faire partie du vocabulaire politique courant. Il faut qu’elle se situe sur un pied d’égalité avec d’autres préoccupations stratégiques d’importance. En ce moment, elle attend son tour derrière les dossiers sur les nids de poule et les canalisations. Nous trouvons cette situation déplorable. Ce serait insensé de négliger l’infrastructure, mais nous pensons qu’il serait préférable de nous concentrer sur les aspects qui feront un phare de notre ville.

Si nous nous tournons dans cette direction, l’attrait fondamental que nous tentons d’exercer sera à notre portée. Nous sommes encouragés par le fait que le maire Tremblay a non seulement montré son accord sur notre plate-forme, mais qu’il s’est engagé à tenir le sommet montréal métropole culturelle que nous lui avons proposé en 2007. Nous espérons que d’ici là, les préoccupations et les enjeux dont nous avons parlé occuperont une place de choix dans les programmes politiques, et seront abordés couramment dans le discours public.

Merci.

Anne-Marie Jean, Directrice générale
Culture Montréal

++

Colloque Canada — Royaume-Uni 2005 sur le thème « Villes et réussite nationale » (en anglais)

Documents à télécharger:
Allocution CM – Anne-Marie Jean Colloque Ville et réussite nationale (25-11-2005) (128 ko)

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